Les troubles de l’humeur résultent d’une instabilité émotionnelle non-maîtrisable. Ces troubles sont souvent unipolaires, c’est-à-dire qu’ils se composent d’épisodes dépressifs de plus en plus long et graves. Ils peuvent également être des troubles bipolaires, qui se caractérisent par l’alternance entre des phases maniaques, où le patient est euphorique et anormalement actif, et des phases dépressives, où le patient est dans un état profond de mal-être ou de mélancolie. Ces troubles sont anciennement appelés maladies maniaco-dépressives. Dans certains cas, la consommation de somnifères (de tous types) peut entraîner la dépression ainsi que des sautes d’humeurs. Certains patients disent ressentir des effets notables sur leur humeur au lendemain d’une nuit sous somnifère, tel que de l’irritabilité, de l’agressivité, et même parfois de l’anxiété.

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Les troubles de la mémoire sont, le plus souvent, générés par les médicaments fabriqués à base de benzodiazépines. La consommation de ces somnifères, ne serait-ce qu’à dose thérapeutique, entraîne dans la plupart des cas une amnésie antérograde. Cette amnésie se définit par la perte de mémoire de tout ce qui a précédé le début de l’événement où l’amnésie est survenue (dans notre cas, la prise du somnifère). Les épisodes vécus par le patient, pendant que le médicament agit dans le corps, sont oubliés à mesure que le principe actif (ici la molécule de benzodiazépine) fait effet au sein de l’organisme.

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Cette caractéristique a été exploitée par de nombreux criminels au cours des dernières années pour droguer, le plus souvent, des femmes et les abuser sexuellement. C’est ce que l’on appelle familièrement « la drogue du violeur ».

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