La mémoire est l’ensemble des processus cognitifs permettant d’enregistrer, de conserver et de rappeler des faits passés et des informations antérieures. Elle est le fruit de la capacité du cerveau à créer, défaire, réorganiser et modifier en permanence les réseaux neuronaux et les structures synaptiques : c’est la plasticité cérébrale. Le sommeil joue un rôle important dans la consolidation de la mémoire et la plasticité cérébrale.

Animation d’un cerveau
En effet, il semblerait que le sommeil soit une période plus efficace pour consolider les voies et les connexions neuronales : c’est une période durant laquelle il y a peu ou pas de stimulations extérieures, et donc pas de nouvelles informations à traiter. Les expériences ont montré que des sujets privés de sommeil ont plus de difficultés à retenir les informations à long terme, mais le manque de sommeil influe également sur d’autres fonctions cognitives, dans la prise de décisions ou dans des raisonnements logiques par exemple.

Le sommeil semble également jouer un rôle majeur dans la préparation cérébrale, avant même l’apprentissage.
Les processus neuronaux de transformation de la mémoire à court terme en mémoire à long terme, ainsi que ceux de reconsolidation de souvenirs de long terme déjà acquis, ont lieu pendant le sommeil. De plus, le cerveau semble mémoriser les informations apprises quotidiennement pendant les heures d’éveil, car on a constaté une activité neuronale et synaptique importante pendant le sommeil dans les mêmes zones cérébrales qui avaient été stimulées lors de l’apprentissage en journée. Cela montre donc que le sommeil est essentiel pour retenir les informations acquises récemment.
Les zones cérébrales impliquées dans la mémoire sont particulièrement actives lors des phases de sommeil paradoxal et de sommeil lent profond (phases 3 et 4). Le sommeil profond semble être responsable de la mémorisation des informations neutres et visuelles, tandis que le sommeil paradoxal est principalement responsable de la mémorisation d’informations émotionnellement chargées. Le sommeil paradoxal permet également un « tri » des souvenirs, en supprimant des connexions synaptiques redondantes ou inutiles, de sorte que certaines des expériences et informations peu importantes acquises pendant la journée sont écartées, tandis que les souvenirs plus importants sont conservés.
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