Le sommeil permet également d’être stable émotionnellement. En effet, on a pu remarquer que lorsqu’un sujet se trouve en manque de sommeil, son comportement est affecté : il devient irritable, morose. Certaines personnes en manque de sommeil subissent même des phases dépressives, d’autres, au contraire, des états d’hyperactivité. Dans les deux cas, on remarque des niveaux d’anxiété supérieurs à ceux des personnes ayant un sommeil suffisant et de qualité. Le sommeil semble donc avoir une réelle action de « nettoyage » des émotions nocives.

Les rêves, qui adviennent principalement lors du sommeil paradoxal, paraissent être le principal acteur de cette stabilité émotionnelle acquise grâce au sommeil. Le but ou la fonction réelle des rêves reste l’une des plus grandes questions de la science comportementale. Cependant, de nombreuses théories ont éclot autour du sujet.

La réponse qui semble être la plus juste est que les rêves contribuent à réguler, à analyser, à expliquer et à se souvenir des événements récents dans nos vies. La plupart des rêves sont basés en grande partie sur les expériences récentes ou à venir (le sujet sait qu’un événement va arriver de manière consciente ou non), suggérant qu’au moins une partie de leur fonction est d’aider le cerveau à faire émerger et à comprendre les expériences de la vie réelle.
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