L’accoutumance est un processus durant lequel l’organisme va s’habituer, plus ou moins rapidement, à une substance jusqu’à ce que le sujet n’en ressente plus les effets. L’accoutumance n’est pas la tolérance. La tolérance est une conséquence de cette accoutumance, puisque c’est le fait de devoir augmenter les doses de cette substance pour en obtenir les mêmes effets.
L’accoutumance et la tolérance sont deux processus qui ont lieu lors des périodes où le patient est sous traitement, ce qui les diffère de la dépendance. La dépendance survient uniquement lors du sevrage de l’individu à un médicament, ou une autre substance. Elle peut survenir de manière physique lorsque l’organisme du patient s’est habitué aux traitement et que l’arrêt de celui-ci est brutal (aussi appelé réaction de sevrage), mais aussi de manière psychique, où le patient devient obsédé par ce qui pourrait arriver sans la prise de son médicament.
Les somnifères, comme beaucoup d’autres médicaments, entraînent une accoutumance et dans certains cas une dépendance. Chez les benzodiazépines, il suffit d’un traitement à doses thérapeutiques et de période courte pour causer une dépendance. Paradoxalement, cette dépendance va souvent se traduire par une grande anxiété et des insomnies plus ou moins graves. Dans les cas de prise d’antihistaminiques H1, il semblerait que seuls les médicaments à base de doxylamine soient à l’origine d’accoutumance et de dépendance. En cas de traitements de l’insomnie avec des médicaments de type barbituriques, les symptômes de l’accoutumance doivent être pris au sérieux. Ces médicaments sont très puissants, une augmentation des doses peut entraîner le patient dans un profond coma, et dans certains cas extrêmes, provoquer la mort. La prise de ces somnifères génère également une rapide et importante dépendance, et les réactions de sevrages sont parfois tellement importantes qu’elles peuvent menacer la vie du patient.
Campagnes de prévention contre l’usage abusif des médicaments
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